DEVOIR DE MEMOIRE : sur les traces du génocide rwandais de 1994
 sur les traces du génocide rwandais de 1994
Le Rwanda, pour que plus jamais ça, ailleurs. | PHOTO: archives
Posté le Lun 11 Février 2019     Source: correspondance particulière

Passes d’armes sans civilités entre personnalités d’un certain âge, injures d’une rare grossièreté entre leaders de conscience politique, emprisonnement des uns et des autres et même d’élus de la Nation au mépris de certaines exigences juridiques. Tout se passe comme s’il n’existe pas d’archives chez les ivoiriens que nous sommes, que nous avons oublié ces folles journées de crises qui ont entassé des morts et des morts sur nos routes, dans nos villages et dans nos consciences. Tout se passe vraiment comme si nous avons tout oublier. Tout, tout de suite. Au point de réveiller à nouveau les vieux démons qui sommeillent en chacun de nous. Devoir de mémoire oblige, nous avons décidé de réchauffer ce reportage au Rwanda d’un confrère ivoirien pour tirer la sonnette d’alarme.

Le génocide au Rwanda n’a pas été l’affaire de la seule ville de Kigali ou plus de 200 000 (bien 200 000) Tutsis ont perdu la vie. A Murambi, district situé dans la province sud du Rwanda, à 20 Km du Burundi voisin, que nous avons eu le privilège de visiter ce jeudi, 27 décembre 2006, 50 000 Tutsi ont péri. Sous le regard amusé et parfois complice d’une armée française qui a parfois laissé faire.

«Murambi est l’histoire de la façon dont périrent 50 000 hommes, femmes et enfants tutsis, dans une école secondaire technique encore en construction, le 21 avril 1994. Sentant le danger venir, les Tutsis de la ville de Gikongoro et des communes avoisinantes se rassemblèrent dans une école et les églises. Les autorités les dirigèrent sur l’école de Murambi, disant que leur sécurité pourrait être garantie. Les hommes qui ont planifié et mis à exécution les massacres étaient le préfet (gouverneur) Laurent Bucyibaruta , le sous-préfet Frodouald Havugimana, le commandant adjoint de la gendarmerie de Gikongoro, le capitaine Faustin Sebuhura , le colonel Aloys Simba, un officier de l’armée à la retraite, le colonel Rwamanywa et Félicien Semakwavu, le bourgmestre (maire) de la commune de Nyamagabe, nouvelle appellation de Gikongoro, où se trouve Murambi. Les mêmes officiers et soldats locaux mirent en marche à la suite un formidable système de barrage routier pour contrôler le mouvement des Tutsis.

Beaucoup furent tués ou violés avant d’arriver à l’école. Puis les officiers et les soldats organisèrent des miliciens, des armes, des munitions et le transport afin de les exterminer. Ils organisèrent des réunions avec des résidents locaux pour leur demander de donner un coup de main dans la guerre contre les Tutsis. Pendant ce temps, les réfugiés dans l’école se voyaient refuser de l’eau et de la nourriture. Les tuyaux d’eau étaient débranchés et ceux qui amenaient des vivres étaient renvoyés. Affaiblis par la faim, la soif et la peur, ils étaient assujettis à d’incessants coups de feu des miliciens et s’attendaient à mourir. Les préparatifs pour le dernier assaut augmentèrent après une attaque manquée le 18 avril. Le président par intérim du régime génocidaire, Théodore Sindikubwabo visita Gikongoro le 19 avril et rencontra les fonctionnaires locaux et des officiers militaires. Des armes et de nouvelles machettes furent distribuées. Des Hutus vivant dans le voisinage furent ramenés en lieux sûrs dans des écoles proches le même jour…»

A-t-on envie de revivre de telles horreurs ?

Telles sont les phrases qui résument le calvaire des populations Tutsis de Gikongoro, de Butaré et de leurs environs. Ces mêmes phrases que l’on retrouvent sur une plaque posant pour la postérité à l’intérieur du mémorial de Murambi où reposent à jamais ces 50 000 cadavres dont nul n’a pu connaître les identités, tout leur ayant été arraché avant l’extermination, François Rusangwa, le guide et conservateur, cette espèce de mémoire vivante et témoin de cet autre génocide, les a prononcées. Mais, dans un récit encore plus poignant qui a arraché des larmes au plus serein des visiteurs.

Pour revenir au drame décrit ci-dessus, on retient simplement que la visite de Théodore Sindikubwabo suffit à elle seule pour situer les Tutsis de cette région du Sud du Rwanda sur leur sort. Le 21 avril en effet, Murambi connaîtra l’une des pages les plus sombres de son histoire. 50 000 personnes, hommes, femmes et enfants seront «traités à la machette», pour utiliser les termes des génocidaires. Tous seront exterminés. La furia meurtrière des machettes, fusils et autres couteaux de centaines de criminels de la «Hutu Power» aura raison de leurs frères Tutsis. «Ils étaient venus là pour chercher la sécurité. Ils croyaient l’avoir eu. Ils fuyaient les milices interahamwé et les populations hostiles. Certains ont fui vers des églises et les écoles à la demande des autorités et du clergé. Or, c’était une stratégie pour les assembler et mieux les tuer ensuite. Sans laisser de survivants ni de témoins. C’était une stratégie pour réduire leur capacité de réaction. Cette nuit du 21 avril, l’attaque a été bien organisée par les interahamwé. Ils étaient armés de fusils, de grenades. Ils ont encerclé l’école et ont commencé à faire feu. Dans la débandade, certains Tutsis ont pu s’échapper et ont pu rejoindre l’église de Cyanika, à quelques encablures de là. Ils n’ont pu échapper à la furia des tueurs. Ils périront tous eux aussi. Le lendemain, les autorités ont ordonné le convoyage de tous les corps à l’école de Murambi pour être enseveli», renchérit François Rusangwa, qui fait remarquer que ce 21 avril n’était pas une date fortuite. C’était le lendemain de l’assassinat du Président Juvénal Habyarimana, acte déclencheur du génocide qui a duré 3 mois. Et qui va occasionner 1 million de morts parmi les Tutsis. C’est évidemment, cette tuerie qui va obliger le Front Patriotique Rwandais (FPR) de Paul Kagamé à durcir sa démarche militaire et à prendre pied dans le sud du pays après avoir mis la main sur le Nord. Pour freiner l’avancée de Kagamé et de ses hommes, Théodore Sindikubwabo, 4è président rwandais, qui assura l’intérim après la mort de Habyarimana (19/07/94 jusqu’au 23/03/200), plus connu sous l’appellation de l’«architecte du génocide rwandais de 1994», fait appel à l’armée française. Quand cette dernière arrive, elle y séjourne du 22 juin au 22 août et crée la «zone turquoise», du nom de l’opération du même nom. Coupant ainsi le Rwanda en deux, comme elle l’a fait en Côte d’Ivoire. C’est une zone tampon qui couvre 3 préfectures que sont Cyangugu, Gikongoro et Kibuye. Ces préfectures forment aujourd’hui la grande province du sud, après le nouveau découpage administratif de fin 2005. La zone turquoise qui part du petit pont de la rivière Mwogo, à l’entrée Nord, finit son règne à la limite avec le Burundi. A la première lecture, elle était censée protéger les populations qui fuyaient les génocidaires et autres.

Attention, car nul ne viendra à notre secours

Mais à la réalité, il n’en sera rien. Au lieu de secourir les populations en détresse, les Français vont plutôt utiliser le sommet de chacune des nombreuses collines de Gikongoro pour positionner leur artillerie lourde et attaquer de façon frontale l’armée de Paul Kagamé. Occupés à combattre les français, le FPR n’aura pas le temps de secourir les réfugiés Tutsis de la «zone turquoise» qui seront royalement massacrés par les Hutus qui les ont suivis jusque dans cette zone. Pour François Rusangwa, cet acte n’est pas le seul crime des soldats français. «Lorsqu’ils sont arrivés à Gikongoro, les Français ont établi leur base à l’Ecole secondaire technique où il y a eu les massacres. Pour aider les Hutus à cacher les traces du génocide, ils les ont payés afin que ceux-ci fassent disparaître toutes les traces de sang des victimes. Pire, ils ont construit leur terrain de Volley-ball sur la fosse commune ou les corps avaient été enterrés au préalable. Toutes ces preuves sont encore ici sur place au mémorial de Murambi», gronde-t-il. C’est pour toutes ces raisons qu’en plus du mémorial de Gisozi, nous avons tenu à visiter celui de Murambi, refusant que l’on nous raconte cet autre pan de la souffrance du peuple tutsi. Avant d’atteindre Murambi, situé dans le sud profond, et distant de 150 Km de Kigali, nous avons visité le musée national du Rwanda, dans la ville universitaire de Butaré. Kigali-Butaré-Gikongoro, c’est un axe routier à nul autre pareil. Un climat et une charmants, mais attardons-nous sur le mémorial de Murambi. C’est une école qui n’a malheureusement plus jamais ouvert, qui fait office de mémorial des morts de la région, et qui se présente désormais de la façon suivante : quand vous y entrez, les fosses communes sous forme de tombe (6 au total) vous accueillent à droite du bâtiment principal avec leurs 34 000 corps jamais identifiés. Ce bâtiment lui-même abrite photos et autres preuves accablant les génocidaires. Derrière cette imposante villa, se trouvent plusieurs rangées de dizaines de salles. A l’intérieur de 24 parmi elles, sont exposés des centaines de cadavres momifiés. Dans une autre salle, des crânes, des os et des squelettes humains. L’odeur y est pestilentielle, faute de moyens pour entretenir ces preuves de la bêtise humaine. L’atmosphère y est lourde. Une seconde salle mitoyenne offre un spectacle insolite : tous les vêtements que portaient les victimes sont là, exposés sur plusieurs séchoirs. La scène est horrible. Un peu plus au loin, le terrain de volley des soldats français, construit sur une fosse commune pour cacher des preuves. Dans le dos, à gauche du bâtiment central enfin, une fosse commune, vidée de son contenu humain par des Caterpillars. Ce sont lesdits corps qui ont trouvé meilleure sépulture dans les tombes à gauche de l’entrée principale. Notre guide ne peut contenir son amertume. «Beaucoup de Tutsis ont péri ici, car ils n’ont pu bénéficier de la protection des soldats français. Au contraire, ces derniers ont donné de l’argent aux tueurs pour nettoyer le sang des victimes et mieux ensevelir les corps. Même après les trois mois de génocide, d’autres tueries ont continué sous leur regard complice. C’est seulement en 1995, après leur départ, que la MINUAR 2 des Nations unis a pris la relève. C’est en ce moment qu’il y a eu un travail d’exhumation des corps. Nous les avons exposés dans 72 salles. Ces corps étaient en putréfaction et seul le ministère de la Culture nous a aidés à les traiter et à leur offrir une sépulture plus digne. Le drame rwandais, je ne le souhaite à aucun peuple sur cette terre», a conclu François Rusangwa, pour clore cette folle journée au cours de laquelle nous avons reçu suffisamment d’enseignements pour dire «plus jamais ça, en Côte d’Ivoire», où de petits esprits s’amusent encore à promener un briquet dans un entrepôt de kérosène.

 

W.V A,

In Le Matin d’Abidjan, du 28/12/2006.

 

 

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