CHANGEMENT : une plateforme citoyenne au chevet de l’Ecole ivoirienne
 une plateforme citoyenne au chevet de l’Ecole ivoirienne
Une marche de la FECI | PHOTO: archives
Posté le Dim 14 Avr 2019     Source: correspondance particulière

Le Comité National pour la Sauvegarde de l’Ecole de la République (CNSER) a organisé son assemblée générale constitutive, le samedi 13 avril 2019, au Groupe scolaire Kokrénou à Yamoussoukro. Cette Assemblée générale, comme il fallait s’y attendre, a permis de doter le CNSER de ses textes fondateurs et de ses organes de direction.  Porté à la tête de cette nouvelle structure, le Prof. Alger Jean-Francis Ekoungoun a fait, dans son exposé de cadrage que vous avez sous les yeux, un discours de la méthode, qui met bien évidemment les ivoiriens devant le drame scolaire et les invite, avec courage et lucidité, à prendre le chemin du sursaut salvateur. Lisez plutôt.

IVOIRIENNES, IVOIRIENS L’ECOLE DE LA REPUBLIQUE NOUS APPELLE...

IVOIRIENNES, IVOIRIENNES,

CHERS PARENTS D’ELEVES,

CHERS ETUDIANTS,

CHERS ELEVES,

 

L’Ecole de la République se porte mal.

Depuis plusieurs semaines, elle est secouée par une série de crises qui touchent les trois piliers éducatifs : le Primaire, le Secondaire et le Supérieur.

Les acteurs du secteur Primaire exigent entre autres la suppression des cours de mercredi, la finalisation du profil de carrière des enseignants du préscolaire et du primaire, l’organisation de concours exceptionnels de promotion dans les emplois de l’enseignement, la revalorisation de l’indemnité de logement. Ceux du secteur Secondaire réclament quant à eux, la revalorisation de leurs indemnités de logement, le relèvement au double de toutes les primes liées aux examens scolaires en Côte d’ivoire et la rémunération de la surveillance de ces examens ;

enfin, les acteurs du secteur Supérieur revendiquent le paiement des arriérés des primes de recherches des enseignants recrutés en 2018, des heures complémentaires au titre de l’année 2016-2017, des décharges des responsables des Unités Pédagogiques ou Unités d’Enseignement au titre de l’année 2016-2017, et surtout la clarification des textes et diffusion des primes d’encadrement de Master…

A ces chapelets de revendications qui constituent déjà de lourdes contraintes auxquelles nos gouvernants doivent faire face, il faut ajouter à la crise des infrastructures des établissements scolaires et universitaires désormais incapables de répondre aux attentes du futur, des effectifs pléthoriques, des méthodes pédagogiques aux contours mal définis qui désapprennent plus qu’elles ne forgent ; enfin l’avènement de nouvelles ‘’lois’’, véritables injonctions qui n’imposent que les droits des apprenants sans tenir compte de leurs devoirs, consacrant de ce fait la mort de l’autorité de l’administration scolaire.

Par ailleurs, les programmes d’enseignement, du primaire au supérieur en passant par le secondaire qui sont jusqu’ici les seuls cadres de production d’offres pédagogues sont largement discrédités. Les frais d’écolage, les conditions de recrutement et la formation des maitres sont autant de sujets qui nécessitent un examen national pointu.

L’Ecole de la République est devenue le berceau des injustices insupportables qui exposent les acteurs, notamment les syndicalistes, les parents d’élève, les élèves et les étudiants à l’humiliation permanente. Enfin, l’Ecole de la République reste profondément inféodée par le politique. Dès lors, il devient visiblement difficile de sortir l’Ecole de la République de l’impasse et offrir de meilleures perspectives d’avenir à nos enfants, élèves et étudiants.

Voici ainsi exposés, ivoiriennes, ivoiriens, les problèmes de fonds qui minent actuellement l’Ecole de la République.

Le changement des acteurs n’a pas entrainé le changement du système qui, lui-même, est à bout de souffle. Enfin, nous sommes arrivés à la fin de modèles de gestion de l’Ecole de la République qui, s’ils restent inchangés, mettent toute la société ivoirienne en péril.

Dans ce contexte de crise de l’Ecole de la République, la construction et la proposition de réflexions et d’actions radicalement différentes sont des impératifs.

Le Comité National de Sauvegarde pour l’Ecole de la République (CNSER) se fixe comme objectif l’idéal d’une Ecole refondée qui offre des opportunités d’avenir individuel et collectif à tous les enfants de notre pays.

Ce Comité comprend les enseignants du primaire au supérieur, les institutionnels du système éducatif, les associations de parents d’élèves, les structures d’élèves et d’étudiants. Le Comité National de Sauvegarde pour l’Ecole de la République (CNSER) doit être l’affaire de tous les citoyens Ivoiriens ayant à cœur l’avenir de la Côte d’Ivoire.

NOUS NE DEVONS PLUS LEGITIMER LA MISE EN PIECES DE L’ECOLE SOUS TOUTES SES FORMES.

Face à la situation délétère, de crises à répétition avec son cortège de désordres, de tensions, d’incertitudes et de désespérance qui règnent actuellement dans notre système éducatif, nous pensons, nous Comité National de Sauvegarde pour l’Ecole de la République (CNSER), qu’il y a de nouvelles manières plus rigoureuses et plus ambitieuses d’aborder les problèmes de l’Ecole en s’y attaquant de façon fondamentale. L’Ecole de la République doit être remise à la place qui lui revient : celle de la priorité de son existence dans son ensemble. Si nous désirons éviter les inégalités sociales et les dégâts que nous lèguent les solutions inadaptées, il nous faut dès lors, IVOIRIENNES, IVOIRIENS de tous bords politiques et classes sociales confondues, changer immédiatement de cap pour porter en avant la dynamique du renouveau de l’Ecole. Osons penser autrement que les sons de cloches des chapelles syndicales sectorielles et même politiques.

Oui, cette envie de refonder l’Ecole de la république, cette espérance de construire une école moderne pouvant faire face aux défis de la mondialisation est possible. Oui cette Ecole de la république, celle de la diversité qui chasse les inégalités et donne la chance à tout un chacun est encore possible. Cette nouvelle Ecole dans une République fraternelle et retrouvée, nous pouvons la construire ensemble. Il est donc temps d’ouvrir les yeux pour voir l’effritement des acquis de cette Ecole qui a formé jadis l’élite ivoirienne dont beaucoup sont les cadres de notre l’administration.

Oui IVOIRIENNES ET IVORIENS, il nous faut absolument transcender tous les faux clivages politiques, les appartenances d’intérêt particulier, les antagonismes artificiels et la division, pour ne retenir que l’Ecole de la République, une et indivisible et travailler à son intérêt général. Oui ! Qu’on le veuille ou non, qu’on ose ou non, c’est la seule solution qui s’impose à nous. Il y a un seul postulat, c’est de lutter tous ensemble pour sortir l’école de la République du gouffre.

IVORIENNES, IVOIRIENS, refusons la résignation et engageons-nous à être des moteurs de la transformation et des changements pour l’Ecole de la République.

IVORIENNES, IVOIRIENS, engageons-nous à formuler des programmes pédagogiques endogènes permettant de bâtir la Nouvelle Ecole de la République, grâce aux actions conjuguées de nouveaux acteurs soustraits des cercles clientélistes et entièrement dévoués à l’intérêt général du notre système éducatif.

IVORIENNES, IVOIRIENS, engageons-nous à proposer des schémas structurels ambitieux, permettant de bâtir un nouveau cadre de performances économiques favorables à la formation d’une élite susceptible d’offrir, de façon pérenne, de solides opportunités d’emplois à notre jeunesse. L’exemplarité́ de ces nouvelles compétences sorties de la Nouvelle Ecole de la République sera le sociétalde l'émergence de « nouveaux types de citoyens » qui seront des acteurs majeurs du renouveau sociétal tant espéré.

Le réveil citoyen exprimé dans cette plateforme citoyenne fera bouger les lignes et fournira la détermination qui a manqué́ ces dernières années pour opérer les ruptures indispensables à la création de la Nouvelle Ecole de la république.

Nous pouvons vivre mieux, dans un meilleur cadre de vie et avec de meilleures perspectives d'avenir pour les jeunes ivoiriens dont beaucoup sont en perdition.

Le Comité National pour le Sauvegarde de l’Ecole de la République (CNSER) scelle aujourd’hui un nouveau contrat social pour l’Ecole avec les IVOIRIENNES ET IVOIRIENS.

NOUS, MEMBRES DU COMITE NATIONAL POUR LE SAUVEGARDE DE L’ECOLE DE LAREPUBLIQUE (CNSER) FAISONS LE SERMENT SOLENNEL d’Incarner dans notre comportement quotidien les valeurs d’éthique et d’intégrité́ qui sous-tendent notre plateforme : Cultiver la compétence et l’amour pour construire la Nouvelle Ecole de la République ; faire preuve d’un dévouement exclusif à l’intérêt général pour l’Ecole de la République ; faire prévaloir les exigences institutionnelles et organisationnelles sur les aspirations personnelles ; Communiquer avec les citoyens sur les sujets de portée nationale, territoriale et locale liés à l’Ecole et les impliquer, à travers une démarche inclusive et des méthodes participatives, dans la formulation de nouvelles politiques publiques pour l’Ecole ; rendre compte de toutes nos actions en faveur de la sauvegarde de l’Ecole.

NOUS, MEMBRES DU COMITE NATIONAL POUR LE SAUVEGARDE DE L’ECOLE DE LA REPUBLIQUE (CNSER), NOUS NOUS ENGAGEONS A : Formuler, avec les IVOIRIENNES et IVOIRIENS, motivés par le devenir de leurs enfants et petits-enfants, une offre pédagogique et structurelle innovantes permettant de bâtir une nouvelle école comme lieu de fermentation de la nouvelle République et d’une nouvelle société.

Bâtir, avec les IVOIRIENNES et IVOIRIENS, un nouveau leadership, non pas par une personne, mais par une équipe solidaire, compétente, travailleuse et vertueuse, totalement dévouée et désintéressée, porteuse d’une véritable ambition pour l’Ecole de la république et réceptive aux attentes des populations ;

Servir uniquement la cause de la Nouvelle Ecole de la République.

LANÇONS UN APPEL À TOUTES LES FEMMES ET HOMMES, AUX PARENTS D’ELEVES, ELEVES ET ETUDIANTS DU PAYS COMME DE LA DIASPORA, AFIN DE :

·         Nous rejoindre et assurer avec nous leur part de leadership pour sauver l’Ecole de la République du péril ;

·         Sceller avec les IVOIRIENNES et IVOIRIENS un nouveau contrat pour l’Ecole de la République, un contrat social radicalement différent de tout ce que notre pays a connu jusqu'ici ;

·         S’investir dans une mission de mobilisation de nos compatriotes soucieux du destin de la nation, sans exclusive aucune, pour offrir des alternatives porteuses de changements dans la gestion de l’Ecole de la république ;

·         Mutualiser les aspirations des populations pour la construction de la Nouvelle Ecole ivoirienne gage d’une véritable transformation sociale qualitative de notre pays.

IVOIRIENNES, IVOIRIENS, il n’est de fatalité qui réduise la volonté de l’Homme à un désespoir insurmontable. Nous devons faire partie d’une chaine de Consciences Libres et Solidaires qui appelle à une Ecole de la république, structurée et ambitieuse.=

Notre pays concentre tant de grands esprits, des talents, des traditions et des cultures et savoirs ancestraux si riches et variés qui peuvent nous permettre d’élever au rang de la vertu :

1-     La Sagesse qui commande de promouvoir la Nouvelle Ecole dans la Paix.

2-     La Raison qui impose de s'engager résolument pour le changement Responsable de l’Ecole de la république.

3-     Le Patriotisme qui seule, bien au-dessus des contingences ethniques, tribales et régionales, transcende ces particularismes primaires sources de division artificielle, et suggère de conduire le changement de l’Ecole dans l’Unité des fils et filles de la Côte d’Ivoire.

Voici comment vont se dessiner les voies concrètes pour bâtir la Nouvelle Ecole de la république.

Voici comment nous construirons la Nouvelle Ecole de la République en puisant dans les crises actuelles, l’énergie nécessaire au renouvellement de ses fondements.

IVOIRIENNES, IVOIRIENS L’ECOLE DE LA REPUBLIQUE NOUS APPELLE...

Alger Francis EKOUNGOUN

 

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